Comment décrire le célèbre cimetière du Père-Lachaise ?
Situé dans le 20ème arrondissement, c´est le cimetière, le plus grand de Paris en ville.
J´avais très envie de le visiter. Je connaissais ses jardins, ses tombes monumentales, des personnalités qui y sont enterrées.
Actuellement, je ne vais pas faire un parcours par les tombeaux visités.
Je veux seulement le décrire à travers mes images favorites et des morceaux d´une histoire que j´avais lue autrefois.
C´est « La folle des cimetières »
« C´est une vieille dame sans âge. Une espèce de folle – on dit ça à cause de ses collants de laine détendus, de cette façon qu´elle a de se resserrer dans son châle. Elle n´a pas de morts ici. Elle vient dans les cimetières seulement parce que c´est le seul endroit possible pour son genre de silence, de regard- pour cette déambulation hagarde entre les divisions- c´est très divisé la mort ici ; les gens qui viennent ont leur chemin familier, arrêt, méditation, souvent prière, détour jusqu´au point d´eau, retour a la tombe, traficotage horticole autour des fleurs en pot, même chemin pour le départ… »
« …Alors il faut des chats pour faire le lien, pour se couler entre les croix, pour se coucher sur la pierre, quand le soleil est bon. Il faut le jardinier qui fait des tas des feuilles mortes lentement. Saint-Ouen, Montmartre, Père-Lachaise, Montparnasse… »
« …Il faut le pont a claire-voie au-dessus du cimetière Caulaincourt. Des lycéens de Jules-Ferry vont passer-là, parler d´amour ou d´interro de maths en regardant le jardin de la mort de contrebas. Il faut des rites un peu légers, des signes qui n´ont rien à voir avec le protocole des enterrements, des poussières de vie. Il faut la vieille folle aux collants prune qui vient donner du lait aux chats perdus. Elle vient chercher dans les allées cette douceur sévère qui console de l´effervescence hostile de la ville – ici elle peut parler à haute voix, elle peut se taire, ici rien n´est perdu. »
Pour continuer sur mon blog, mon petit hommage à La Piaf