
Un mot seulement pour rendre hommage au "Père de la Démocratie Argentine"
Hier est mort Monsieur le Président Raul Ricardo Alfonsín, un grand homme qui a laissé une trace ineffaçable.
Un homme simple, humble et respecté par copains et adversaires.
Il appartenait à une espèce politique étrange, presque en extinction : il était un homme honnête. Et il voulait jusqu´à sa mort l´union entre les argentins.
Quand il est arrivé au gouvernement, on a éprouvé le jour après une nuit longue et profonde. Nous, ma génération, étions très jeunes, et il était notre première fois à avoir le droit à choisir les autorités. À cette époque-là on pensait que, encore une fois, tout serait possible. C´était notre rêve.
Malheureusement, tout ce qui est arrivé après nous a montré que les illusions ne sont que des illusions. Et tous ceux qui sont venus après lui, ne se lui approchaient même pas.
Le porte-drapeau des droits humains, du dialogue et du respect aux institutions de la République est parti pour toujours.
On ne l´écoutera jamais réciter le Préambule de la Constitution Nationale comme une déclaration permanente de principes.
Adieu mon vieux, porte avec toi notre innocence politique, notre jeunesse et notre confiance perdue en la parole.