5 novembre 2009

Andy Warhol au MALBA. Mr. América à Buenos Aires




La super expo qui fait le parcours de l´histoire de Andy Warhol, ce mythique artiste américain, vient d´arriver à Buenos Aires. Et j´y suis allée le mercredi dernier, au Musée MALBA, Museo de Arte Latinoamericano de Buenos Aires.
Andy Warhol, l´un des artistes plus importants et influents du dernier siècle. Il fut l´artiste « plus américain » puisque sa vie et son œuvre incarnent les tensions, les contradictions et l´idéologie qui décrivent aux États-Unis.

Le protagoniste de cette montre imposante un jour a dit que un artiste est celui qui produit des choses dont les gens n´ont pas besoin mais qui pense que ça serait une très bonne idée de les leur donner.

En autre, on pense que Warhol adore et en même temps se moque du « american dream » ou « american way of life » en disant que d´acheter est plus américain que penser. Voilà son point de vue à propos de la société de consommation.

Campbell´s Soup: Hot Dog Bean (1968)

La rétrospective de l´oeuvre présente presque 150 oeuvres de l´artiste qui nous décrivent la culture politique et populaire des États Unis selon le regard de Warhol.
On apprécie le fameux portrait de Marilyn Monroe et la célèbre image de la boite de soupe Campbell´s. J´adore.

Sur la photo, la chanteuse Grace Jones

Sur la photo, le président Ronald Reagan

« Mr. America » voilà le titre de sa première exposition chez nous. Ce nom a été choisi d´après la vision de Warhol du fameux concours de Physico-Culturisme de la Côte Ouest des États-Unis. On pourra la profiter pendant trois mois au MALBA.

Sur la photographie, Warhol avec la célèbre artiste argentine Marta Minujin
L´oeuvre «El pago de la deuda argentina con maíz. El Oro Latinoamericano» (1985) (l´une d´une série de trois)
Maintenant, l´or supposé de l´Argentine serait la soya.



Les sujets favoris de Warhol étaient le sexe, la mort, le pouvoir et la célébrité
Peut être qu´il ait qui pense à ses peintures pop comme la banalité des valeurs, mais son oeuvre reflet toujours la décadence qui suit à la célébrité, les conséquences de l´exposition publique. 
Il aimait la beauté et le glamour des personnages comme Marilyn Monroe, Jacqueline Kennedy et Elizabeth Taylor, des icônes américaines.


En plus, on peut y profiter de plusieurs films que l´artiste avait produit à son studio-atelier, le célèbre « The Factory »
J´ai beaucoup aimé. 
Warhol au Malba, une expo fortement recommandée.




Pour plus d´info, cherchez sur le site du musée...


Les corrodonnées -> Av. Figueroa Alcorta 3415, Buenos Aires.

Et passer par l´article publié sur le journal  argentin  "La Nación" 

Mur végétal du Musée du Quai de Branly. Paris





Le mur végétal du Musée du Quai de Branly à Paris
Ce mur est beau et fantastique. C´est vraiment de l´art végétal. Une idée géniale.
Ça donne au musée une façade tout à fait différente. La vue qui nous offre, le dessin même, ils sont surprenants.
On voit des plantes très soignées qui s’accrochent au mur vertical et qui se développent correctement, comme si elles étaient placées dans la terre.


Le concept appartient à Patrick Blanc, chercheur au CNRS, botaniste et spécialiste des plantes tropicales.
M. Blanc est l'inventeur des murs végétaux, un génie de l´écologie donc.


Patrick Blanc a su trouver la combinaison parfaite de couleurs et d´espèces pour le succès de son œuvre. Il a choisi les dessins, la couleur des feuilles et les associations végétales. 
Il a fallu choisir des plantes qui s´adaptent à ce traitement. On y voit, par exemple, des fougères, des menthes, du thym, des géraniums, des sedums, etc.


Un circuit fermé apporte de l’eau avec des éléments nutritifs dans une formation de feutre polyamide sur lequel les plantes sont accrochées.
Le mur a une surface de 800 m2 et une grande quantité de belles plantes (plus de 10.000 espèces).
Il fut installé l´été de l´année 2004.

On trouve cette technique spéciale appliquée à un certain nombre de bâtiments au Japon, en Thaïlande, aux Emirats Arabes, à Madrid et, ici, au Musée du Quai de Branly à Paris.
Patrick Blanc avait étudié la modalité de croissance des plantes tropicales constamment arrosées par la pluie. Il a eu l´idée et il a trouvé la manière pour faire vivre des plantes sur des pylônes verticaux où elles fixent leurs racines et dépourvues de sol.


Les murs végeteaux, c´est aussi de l´art urbain.
Je les ai vus autant à Miami, qu´à Vienne, la Vallée de la Loire, ou à Paris.

Avez-vous aimé?


Et pour aller plus loin, sur mon blog, un autre mur végétal de Patrick Blanc, celui de la Caixa Forum à Madrid


3 novembre 2009

Balade inattendue dans les alentours de Florence




Voici le compte rendu d´une belle balade, un certain après midi dans les alentours de Florence, la ville médiéval magnifique. Je dois faire une petite remarque: il s´agit d´une promenade faite un lundi. Parce qu´on a appris ce jour-là que les lundis à Florence sont presque jours fériés pour visiter les attractions les plus populaires. 
Cependant, on a eu la chance de faire des petites découvertes.



On cherchait la maison de Galileo, placée dans le quartier de l´Oltrarno, le district où l´on arrive après croiser le fleuve, l´Arno, et traversant le Ponte Vechio.
Quand on s´éloigne de la partie plus touristique de la ville, c´est possible de percevoir la bonté de l´atmosphère de Florence.



Une fois arrivé tout en haut, la vue de la ville est une pure merveille. 
Les rues deviennent plus étroites et tournent, obligeant à se promener par-ci par-là avec curiosité. 
Les murs brillent aux couleurs chaudes et joyeuses. 
Le ciel apparaît plus clair.

On grimpe la colline et on arrive à la dite maison de Galileo, qui est fermée.
Mais le but de la balade change. 
Il faut continuer et explorer les jolies ruelles. 
Aller jusqu'au point de vue sur la ville pour la contempler étonnés. 
Ça vaut grandement la peine car on peut bien apprécier les coupoles, les campaniles, les toits de tuile, les arbres, les couleurs.



On marchait avec plaisir. On était certain que, dans l'ombre de ces ruelles parfois abruptes, dans la fraîcheur, à n´importe quel détour, on allait découvrir un petit joli paysage de la Toscana.
La carte indiquait que les Jardins du Bovoli étaient à proximité. Et oui, on les trouvait… fermés aussi. De toute facon, on a pu visiter un autre jardin, le Giardino delle Rose, une petite merveille.




La beauté des alentours a fait remonter le moral facilement. Quelle belle sensation de calme dans ce quartier.
On passe par une petite chapelle, placé sur la Via San Leonardo.


Et on arrive à un autre jardin merveilleux, le "giardino" ou Jardin Torrigiani plein d´arbres, de fleurs et de la pelouse la plus fraîche. On marche par les sentiers, on monte les escaliers. 
L´air est pur et le ciel bleu.



Le tour-sans-guide a continué seulement pour le plaisir de connaître et d´explorer ce quartier où il était évident l´appartenance aux Florentins, pas aux touristes.


En fin, on doit demander aux villageois le retour vers la ville ancienne. Ces gens gentils nous ont indiqué la direction vers la Porte de Rome
Florence, ville médiéval, avait elle aussi des portes monumentales.

Une virée inoubliable qui nous a emmené dans une Florence tout à fait différente et calme.

Aimez-vous l´Italie autant que moi?

Suivez à Milano, et sur mon blog de voyages


2 novembre 2009

City Center à Rosario, en Argentine. Casino en avant première




Voici le casino de Rosario.
On vient d´inaugurer le premier casino à Rosario, ma ville. Est-elle devenue la capitale nationale du jeu?. J´espère que non, pas du tout.
Mais on dit que ce casino est le plus important de l´Amérique du Sud, avec ses 80 tables de roulette, ses 2.000 machines à sous, ses 50 bingos.... et on continue...



Le City Center - voilà le nom de la nouvelle attraction chez nous - est placé dans un quartier au sud de Rosario, éloigné du centre ville, au bout de l´autoroute Rosario-Buenos Aires.




Le grand ensemble du casino et hôtel cinq étoiles accueille des salles de jeu en plusieurs étages, une piscine, un gymnase, des courts, des salles de spectacles, des restaurants, de nombreux salons commerciaux, du spa, du parking pour plus de 2.000 voitures au sous-sol, salles de conférences et de salons destinés à toute sorte d´événements.




Pour la déco ils ont choisi une combinaison des couleurs vert, rouge et or.
Les énormes salles, les lumières, las fontaines, les escalators… tout ressemble les grands salons des jeux et paries, style Las Vegas. Très visités sur le grand écran, n´est-ce pas.



Quand on entre, on se sent une personnage du jet-set. Ça doit être l´idée des entrepreneurs.
Je n´aime pas le jeu, donc je ne suis pas accro aux casinos. Je trouve un peu gênante le bruit dans ces endroits animés mais fermés. Je n´aime pas non plus cette abondance de décors superficiels, la disposition de machines à sous, la musique qui monte son volume.


L´entreprise va développer le quartier. 
Côté Rosario, je ne suis pas sure. 
Bien qu´ils ont besoin de beaucoup d´employés, c´est en fin l´industrie du jeu. Moi, je préfère d´autres projets pour ma ville, mais "business are business"



Cependant, je dois avouer que j´ai accepté avec plaisir l´invitation en occasion de l´avant première. L´une de mes amies y est chargée des relations publiques.
La soirée a été fantastique.



1 novembre 2009

Bariloche, Patagonie Argentine, où il me manque ce Bonhomme de Neige



C´est toujours printemps en Argentine.
Mais la chaleur monte à Rosario…. 
Hier il y avait 38º, après.... des orages. Aujourd´hui on arrivera peut être aux 40º. Et ce n´est pas encore l´été...
On ne sait pas s´il va pleuvoir. On a peur d´une tempête, de la grêle. Le climat change evidemment. On en est témoin et victime en même temps. Un jour, il faudra réagir, le plus tôt possible.
Aujourd´hui j´ai besoin de fraîcheur et de calme.... Si je pourrais....

Voilà une idée...
Partager le souvenir d´un bonhomme de neige d´un jour des jeux en famille et sur la neige à San Carlos de Bariloche, à la Patagonie Argentine...
... et «Le Bonhomme de Neige», le conte de Hans Christian Andersen.

À vous….
« Quel beau froid il fait aujourd'hui ! dit le Bonhomme de neige. Tout mon corps en craque de plaisir. Et ce vent cinglant, comme il vous fouette agréablement ! Puis, de l'autre côté, ce globe de feu qui me regarde tout béat !

Il voulait parler du soleil qui disparaissait à ce moment.

- Oh ! il a beau faire, il ne m'éblouira pas ! Je ne lâcherai pas encore mes deux escarboucles.
Il avait, en effet, au lieu d'yeux, deux gros morceaux de charbon de terre brillant et sa bouche était faite d'un vieux râteau, de telle façon qu'on voyait toutes ses dents. Le bonhomme de neige était né au milieu des cris de joie des enfants.
Le soleil se coucha, la pleine lune monta dans le ciel ; ronde, et grosse, claire et belle, elle brillait au noir firmament.
- Ah ! le voici qui réapparaît de l'autre côté, dit le Bonhomme de neige.
Il pensait que c'était le soleil qui se montrait de nouveau.
- Maintenant, je lui ai fait atténuer son éclat. Il peut rester suspendu là-haut et paraître brillant ; du moins, je peux me voir moi-même. Si seulement je savais ce qu'il faut faire pour bouger de place! J'aurais tant de plaisir à me remuer un peu ! Si je le pouvais, j'irais tout de suite me promener sur la glace et faire des glissades, comme j'ai vu faire aux enfants. Mais je ne peux pas courir.
- Ouah ! ouah ! aboya le chien de garde.
Il ne pouvait plus aboyer juste et était toujours enroué, depuis qu'il n'était plus chien de salon et n'avait plus sa place sous le poêle.
- Le soleil t'apprendra bientôt à courir. Je l'ai bien vu pour ton prédécesseur, pendant le dernier hiver. Ouah ! ouah !
- Je ne te comprends pas, dit le Bonhomme de neige. C'est cette boule, là-haut (il voulait dire la lune), qui m'apprendra à courir ? C'est moi plutôt qui l'ai fait filer en la regardant fixement, et maintenant elle ne nous revient que timidement par un autre côté.
- Tu ne sais rien de rien, dit le chien ; il est vrai aussi que l'on t'a construit depuis peu. Ce que tu vois là, c'est la lune ; et celui qui a disparu, c'est le soleil. Il reviendra demain et, tu peux m'en croire, il saura t'apprendre à courir dans le fossé. Nous allons avoir un changement de temps. Je sens cela à ma patte gauche de derrière. J'y ai des élancements et des picotements très forts.
- Je ne le comprends pas du tout, se dit à lui-même le Bonhomme de neige, mais j'ai le pressentiment qu'il m'annonce quelque chose de désagréable. Et puis, cette boule qui m'a regardé si fixement avant de disparaître, et qu'il appelle le soleil, je sens bien qu'elle aussi n'est pas mon amie.
- Ouah ! ouah ! aboya le chien en tournant trois fois sur lui-même.
Le temps changea en effet. Vers le matin, un brouillard épais et humide se répandit sur tout le pays, et, un peu avant le lever du soleil, un vent glacé se leva, qui fit redoubler la gelée. Quel magnifique coup d'œil, quand le soleil parut ! Arbres et bosquets étaient couverts de givre et toute la contrée ressemblait à une forêt de blanc corail. C'était comme si tous les rameaux étaient couverts de blanches fleurs brillantes.
Les ramifications les plus fines, et que l'on ne peut remarquer en été, apparaissaient maintenant très distinctement. On eût dit que chaque branche jetait un éclat particulier, c'était d'un effet éblouissant. Les bouleaux s'inclinaient mollement au souffle du vent ; il y avait en eux de la vie comme les arbres en ont en plein été. Quand le soleil vint à briller au milieu de cette splendeur incomparable, il sembla que des éclairs partaient de toutes parts, et que le vaste manteau de neige qui couvrait la terre ruisselait de diamants étincelants.
- Quel spectacle magnifique ! s'écria une jeune fille qui se promenait dans le jardin avec un jeune homme. Ils s'arrêtèrent près du Bonhomme de neige et regardèrent les arbres qui étincelaient. Même en été, on ne voit rien de plus beau !
- Surtout on ne peut pas rencontrer un pareil gaillard ! répondit le jeune homme en désignant le Bonhomme de neige. Il est parfait !
- Qui était-ce ? demanda le Bonhomme de neige au chien de garde. Toi qui es depuis si longtemps dans la cour, tu dois certainement les connaître ?
- Naturellement ! dit le chien. Elle m'a si souvent caressé, et lui m'a donné tant d'os à ronger. Pas de danger que je les morde !
- Mais qui sont-ils donc ?
- Des fiancés, répondit le chien. Ils veulent vivre tous les deux dans la même niche et y ronger des os ensemble. Ouah! ouah !
- Est-ce que ce sont des gens comme toi et moi ?
- Ah ! mais non ! dit le chien. Ils appartiennent à la famille des maîtres ! Je connais tout ici dans cette cour ! Oui, il y a un temps où je n'étais pas dans la cour, au froid et à l'attache pendant que souffle le vent glacé. Ouah ! ouah !
- Moi, j'adore le froid ! dit le Bonhomme de neige. Je t'en prie, raconte. Mais tu pourrais bien faire moins de bruit avec ta chaîne. Cela m'écorche les oreilles.
- Ouah ! ouah ! aboya le chien. J'ai été jeune chien, gentil et mignon, comme on me le disait alors. J'avais ma place sur un fauteuil de velours dans le château, parfois même sur le giron des maîtres. On m'embrassait sur le museau, et on m'époussetait les pattes avec un mouchoir brodé. On m'appelait « Chéri ». Mais je devins grand, et l'on me donna à la femme de ménage. J'allai demeurer dans le cellier ; tiens ! d'où tu es, tu peux en voir l'intérieur. Dans cette chambre, je devins le maître ; oui, je fus le maître chez la femme de ménage. C'était moins luxueux que dans les appartements du dessus, mais ce n'en était que plus agréable. Les enfants ne venaient pas constamment me tirailler et me tarabuster comme là-haut. Puis j'avais un coussin spécial, et je me chauffais à un bon poêle, la plus belle invention de notre siècle, tu peux m'en croire. Je me glissais dessous et l'on ne me voyait plus. Tiens ! j'en rêve encore.
- Est-ce donc quelque chose de si beau qu'un poêle ? reprit le Bonhomme de neige après un instant de réflexion.
- Non, non, tout au contraire ! C'est tout noir, avec un long cou et un cercle en cuivre. Il mange du bois au point que le feu lui en sort par la bouche. Il faut se mettre au-dessus ou au-dessous, ou à côté, et alors, rien de plus agréable. Du reste, regarde par la fenêtre, tu l'apercevras.
Le Bonhomme de neige regarda et aperçut en effet un objet noir, reluisant, avec un cercle en cuivre, et par-dessous lequel le feu brillait. Cette vue fit sur lui une impression étrange, qu'il n'avait encore jamais éprouvée, mais que tous les hommes connaissent bien.
- Pourquoi es-tu parti de chez elle ? demanda le Bonhomme de neige.
Il disait : elle, car, pour lui, un être si aimable devait être du sexe féminin.
- Comment as-tu pu quitter ce lieu de délices ?
- Il le fallait bon gré mal gré, dit le chien. On me jeta dehors et on me mit à l'attache, parce qu'un jour je mordis à la jambe le plus jeune des fils de la maison qui venait de me prendre un os. Les maîtres furent très irrités, et l'on m'envoya ici à l'attache. Tu vois, avec le temps, j'y ai perdu ma voix. J'aboie très mal.
Le chien se tut. Mais le Bonhomme de neige n'écoutait déjà plus ce qu'il lui disait. Il continuait à regarder chez la femme de ménage, où le poêle était posé.
- Tout mon être en craque d'envie, disait-il. Si je pouvais entrer ! Souhait bien innocent, tout de même ! Entrer, entrer, c'est mon voue le plus cher ; il faut que je m'appuie contre le poêle, dussé-je passer par la fenêtre !
- Tu n'entreras pas, dit le chien, et si tu entrais, c'en serait fait de toi.
- C'en est déjà fait de moi, dit le Bonhomme de neige ; l'envie me détruit.
Toute la journée il regarda par la fenêtre. Du poêle sortait une flamme douce et caressante ; un poêle seul, quand il a quelque chose à brûler, peut produire une telle lueur ; car le soleil ou la lune, ce ne serait pas la même lumière. Chaque fois qu'on ouvrait la porte, la flamme s'échappait par-dessous. La blanche poitrine du Bonhomme de neige en recevait des reflets rouges.
- Je n'y puis plus tenir ! C'est si bon lorsque la langue lui sort de la bouche !
La nuit fut longue, mais elle ne parut pas telle au Bonhomme de neige. Il était plongé dans les idées les plus riantes. Au matin, la fenêtre du cellier était couverte de givre, formant les plus jolies arabesques qu'un Bonhomme de neige pût souhaiter ; seulement, elles cachaient le poêle. La neige craquait plus que jamais ; un beau froid sec, un vrai plaisir pour un Bonhomme de neige.
Un coq chantait en regardant le froid soleil d'hiver. Au loin dans la campagne, on entendait résonner la terre gelée sous les pas des chevaux s'en allant au labour, pendant que le conducteur faisait gaiement claquer son fouet en chantant quelque ronde campagnarde que répétait après lui l'écho de la colline voisine.
Et pourtant le Bonhomme de neige n'était pas gai. Il aurait dû l'être, mais il ne l'était pas.
Aussi, quand tout concourt à réaliser nos souhaits, nous cherchons dans l'impossible et l'inattendu ce qui pourrait arriver pour troubler notre repos ; il semble que le bonheur n'est pas dans ce que l'on a la satisfaction de posséder, mais tout au contraire dans l'imprévu d'où peut souvent sortir notre malheur.
C'est pour cela que le Bonhomme de neige ne pouvait se défendre d'un ardent désir de voir le poêle, lui l'homme du froid auquel la chaleur pouvait être si désastreuse. Et ses deux gros yeux de charbon de terre restaient fixés immuablement sur le poêle qui continue à brûler sans se douter de l'attention attendrie dont il était l'objet.
- Mauvaise maladie pour un Bonhomme de neige ! pensait le chien. Ouah ! ouah ! Nous allons encore avoir un changement de temps !
Et cela arriva en effet : ce fut un dégel. Et plus le dégel grandissait, plus le Bonhomme de neige diminuait. Il ne disait rien ; il ne se plaignait pas ; c'était mauvais signe. Un matin, il tomba en morceaux, et il ne resta de lui qu'une espèce de manche à balai. Les enfants l'avaient planté en terre, et avaient construit autour leur Bonhomme de neige.
- Je comprends maintenant son envie, dit le chien. C'est ce qu'il avait dans le corps qui le tourmentait ainsi ! Ouah ouah !
Bientôt après, l'hiver disparut à son tour.
- Ouah ! ouah ! aboyait le chien ; et une petite fille chantait dans la cour :

Ohé ! voici l'hiver parti

Et voici Février fini !

Chantons : Coucou !
Chantons ! Cui... uitte !
Et toi, bon soleil, viens vite !

Personne ne pensait plus au Bonhomme de neige. »

Avez-vous aimé ? C´est apaisant n´est-ce pas ?

Et pour aller plus loin, de la neige à Bariloche sur mon blog

Roma. Un jour, une photo: à la Piazza San Pietro, au Vatican


La ville du Vatican à Rome, la magnifique Place de Saint Pierre, des endroits imposants et sacrés.
On peut bien imaginer les cérémonies célébrées par le Pape devant une multitude, dans cet endroit géante.
D´une architecture magnifique et pleine de signification.
La visite est presque obligée en passant par Rome, et ça vaut vraiment la peine.
Sur la photo, l´un des mosaïques de la gigantesque place.

Aimez-vous visiter le Vatican sur mon blog?
C´est par ici, et ici
Pour plus d´info sur les sites du patrimoine mondial, allez…


… sur le site dédié au sujet par la communauté de Tripadvisor, nouveau partenaire de l´organisation
… ou directement au site de l´UNESCO