12 avril 2009

Colón, province de Entre Ríos, près des Palmares

C´est le compte rendu d´un week-end de Pâques à Colón, Entre Ríos.
Cette province forme l´ensemble nommé «Mésopotamie Argentine» avec les provinces de Corrientes et Misiones, placées entre les fleuves Paraná et Uruguay à la région nord-est du pays.
Nous nous sommes logés dans un appart-hôtel placé sur le bord de la rivière du fleuve Uruguay.
Nous avions une vue extraordinaire sur le pont Colón-Paysandú, des îles, des plages et des bancs de sable de la plage fraîche et douce. 



Vue dès notre appartement

L´Avenue «Costanera» - ou avenue de la côte - glisse et se connecte jusqu´à le parc Quirós, à l'ancien bâtiment colonial du Ministère de Tourisme et à la zone du port, pleine de bars, de restaurants et de stands d'artisans. 
C´est un itinéraire idéal pour faire une randonnée aérobic la fin du jour.

L´avenue de la côte


Colón, le port


L´ancien bâtiment du ministère de tourisme


Colón est une ville idéal pour pour des sports aquatiques, des longues balades en long de ses sept kilomètres de sable blanc et pour le relax dans ses eaux: provenant du fleuve et des thermes, chaudes et thérapeutiques.

Il faut remarquer que cette région du pays, située aux limites avec l´Uruguay a des sources des eaux thermales très riches. Parmi lesquelles on peut mentionner les eaux de Colón, San José, Villa Elisa et Federación du côté argentin et les thermes de Daymán, del Arapey, del Guaviyú et Salto Grande du côté uruguayen.

Le jeudi nous avons visité les eaux thermales de San José, à seulement 5 km de Colón, plus recommandés et moins fréquentés que celles de la ville. Le parc entourant le complexe de piscines d'eau douce couvertes et les terrasses en plein air, la zone de loisirs avec toboggans et le spa thermale sont assez spacieux.


Les thermes de San José. Les piscines en plein air


Les thermes de San José. Les piscines couvertes

Le vendredi, nous sommes passés par le parc national des palmarès yatays «El Palmar», sur la Route 14 jusqu´à la côte du fleuve Uruguay, 45 km près de Colón. 
Le long de plus de 12 km sur 8500 hectares, on a pu apprécier la beauté de ce paysage «entrerriano» unique.

Vue dès belvedère La Glorieta


Le samedi nous avons visité l´ancien Palais de San José, situé à 70 kilomètres de la ville de Colón. Construit au milieu des monts «entrerrianos» au moyen du XIXème siècle, il était un centre politique et sociale d´énorme importance à l´époque, grâce à l'essentiel travail de son illustre résident, le général Justo José de Urquiza, premier président constitutionnel du pays.


L´entrée principale du palais


Le jardin postérieur du palais


L´entrée postérieure de la résidence


Colón et la province de Entre Ríos, des endroits beaux, charmants et pleins d´histoire.


P.S. Le parc national « Los Palmares » et le Palais San José auront des chapitres spéciaux comme ils le méritent. 
On va continuer….

9 avril 2009

Key Largo, Floride, une promenade féerique

Une végétation typique des Everglades


Un petit écureuil audacieux




Vue de la côte




L´aquarium au centre des visiteurs


Un matin ensoleillé, après avoir fait quelques courses, nous sommes partis dès Miami Beach vers Key Largo, l´un des premiers destins dans le célèbre tour par la péninsule de Floride.
Le parcours est fait par la Ronald Reagan Turnpike. En passant par Homestead et Florida City, on continue sur la A1, l'une des autoroutes les plus patrouillées aux États à cause du fort contrôle de la vitesse. En plusieurs sections le trafic est lent.


Pendant le voyage on voit à l'ouest une petite partie des parcs Everglades: les terres de marais d'eau douce, avec sa ligne de végétation typique, des arbustes à racines en vue. Il y avait des sympas affiches annonçant le «possible pas de lézards» (les célèbres «aligators»). Malheureusement, on n´en voit pas un par ce chemin trop transité.


En fin, nous sommes arrivés à Key Largo et marché jusqu'à la barrière de corail situé dans le "John Pennekamp Coral Reef State Park".
Il s'agit d'un beau parc naturel situé même dans le récif. Un véritable coin de paradis qui proposait la préservation et la garde de ce particulier écosystème diversifié et presque unique.
On y pouvait choisir entre faire des plongées ou du snorkel, se promener en kayak ou canot, ou bien le tour traditionnel dans l´élégante croisière au fond du verre. Le trajet dure environ 2h30.Des vrais plaisirs: s'asseoir sûr la plage pour se bronzer ou prendre le déjeuner près de la côté, dans les différents secteurs spécialement conçus pour que le public improvise des pique-niques ... mais avec une vue incroyable.
Le paysage était inoubliable ...
Malgré le temps un peu frais, beaucoup des visiteurs se sont décidés à nager et à faire du snorkel. D'autres marchaient vers le bord, à la recherche d'escargots, d'éponges et de petits coraux sous de l'eau si transparente, entre palmiers et sable doux et blanc.
On n´avait pas d´autre préoccupation que de prendre des belles photos au paysage et aux sympathiques écureuils, qui grimpaient aux arbres et qui venaient à demander de la nourriture avec insistance.
Il y avait des gens en lisant tranquillement, ou simplement en se bronzant. Sur une des plages aux petites baies nous avons découvert des vieux cannons qui appartenaient à un navire espagnol qui avait coulé dans la région.
Au centre des visiteurs, nous avons vu des beaux poissons coloris dans un aquarium rempli de coraux spongieux. Il présentait un petit échantillon des différents types de récifs coralliens et des formations naturelles, ce qui expliquait l´évolution du terrain sous-marin à travers les siècles. En plus, nous avons vu une exposition de roches de corail, des escargots, des squelettes de tortues et de lézards. Le plus grand aquarium était en train d´être renouvelé.

Key Largo, c´est fortement recommandé pour y passer une belle journée près de la nature dans un endroit unique.

7 avril 2009

Temps de printemps à l´hémisphère nord...Une allegrèsse.


Place de Furstenberg - Paris - Avril 2008



Jardins du Luxembourg - Paris - Avril 2008

"Il y avait quelque chose dans l´air, ce matin-là. Ça ne s´explique pas. Ça vient deux fois par an, peut-être, au début du printemps souvent, et quelquefois à la fin de l´automne. Le ciel d´avril était léger, un peu laiteux, rien d´extraordinaire. Les marronniers ne déployaient qu´avec parcimonie leurs premières feuilles sucrées. Mais elle l´avait senti dès les premiers pas sur le trottoir, avant même d´enfourcher sa bicyclette. Une allégresse. Pas le jaillissement de la joie, pas de battement de cœur toujours un peu anxieux du bonheur. D´ailleurs, ça ne venait pas d´elle. Les kiosques à journaux, les bus, les bancs, et même l´éclat presque framboise du feu rouge, à l´angle du Boul´Mich: tout vibrait d´une satisfaction légère – la rumeur du trafic swinguait comme une chanson de Trenet.

C´était bon de pédaler, sans cette affectation de volupté cyclopédique qu´affichent souvent trop ostensiblement les citadines déhanchées sur leur selle. Non, ça venait de l´intérieur, c´était à tenir là, mezza voce, cette sensation précieuse que tout était juste, et qu´elle bougeait simplement en harmonie dans cet accord. En descendant de sa bicyclette, en s´accroupissant pour attacher l´antivol à la grille du marronnier, elle s´arrêta un instant pour regarder à ses pieds le reflet du soleil sur la plaque de métal. Comme s´il y avait un secret là, dans cette humilité de la grille adoucie par le passage de tant de pas, et qu´un éclat de lumière attiédissait. Les choses ont du bonheur, parfois – de l´allégresse"

L´auteur: Philippe Delerm
"Paris, l´instant"
Une allégresse

Credit photo: moi même

6 avril 2009

Coconut Grove, une balade du dimanche à Miami, Floride




Le Coconut Grove est l´enclave d´une des plus belles baies de Miami: la baie Biscayne.
Ce drôle banlieue est connu comme le "cœur caraïbe" dans une ville qui, par elle-même, est tropical.
On y voit partout des arbres et des palmiers, des fleurs, des maisons simples et coloris, des voitures étonnantes, du shopping, dans une atmosphère décontractée et, surtout, pittoresque.
Le centre de ce quartier est la renouvelé "Coco Walk", placée à l'intersection des Main Highway, McFarland Avenue et Grand Avenue. Nous y sommes allés en dimanche, alors il a été difficile d´y arriver et de trouver du parking.
L´ambiance: de la musique par la rue et des gens partout. Et un cliché: des gens qui regardaient et qui se faisaient regarder.


Un déjeuner agréable à Johnny Rockets en face de la Coco Walk au Grand Avenue. On y écoutait amusé de la musique des années '80. La journée était belle. On voyait défiler de la foule, des personnages bizarres avec des rares serpents enroulés autour de leur cou, et des femmes avec des chapeaux excentriques.



Nous sommes passé par le beau bâtiment de l´Hôtel Mayfair et par la promenade du côté, la "Mayfair on the Grove". Nous avons vu des petits stands consacrés aux peintures, aux antiquités et au vintage.
Tout à proximité, dans le "Outdoor Antique and Collectibles Market" on a pu apprécier des anciens bijoux, des vêtements, de la vaisselle en porcelaine de Chine, des objets en argent, des meubles, des chaises, des lunettes, des chapeaux et des sacs de collection, tous disposés d´une manière un peu chaotique.
Pourtant, ce marché, j´ai adoré.
Un peu plus loin, nous avons essayé d´atteindre la baie. 
Cela a été assez difficile.
Nous avons trouvé le "Coconut Grove Arts Festival" sur l´avenue McFarlane, un vrai paradis pour les collectionneurs de lart urbain. L'échantillon a été dédié à tous les types d'expressions artistiques: à la peinture, l'aquarelle et la sculpture, aux multimédia, au dessin, à la photographie, au bijoux, aux verre, métal et bois. En plus, il y avait des dégustations du vin et de la gastronomie. C´était un super événement en ville.
Puis, on a poursuivi la balade pleine de découvertes dans le "St.Stephen´s Art and Craft Show", une belle foire d'artisans à Miami, avec ses stands pleins des objets bizarres et variés, tels que des affiches et cartes postales, des bijoux, des chaises en teck, de l'art en bouteilles, de la vaisselle peinte, des animaux et des objets géants et coloris construits de papier mâché.
Quoi qu'il en soit, ces deux événements étaient tellement bondés que l'accès traditionnel à la Baie de Biscayne a été impossible par le chemin du Coconut.
Pas de souci: cet après-midi le tour en a valu bien la peine.
Et on a continué la promenade dans le district The Gables, une autre merveille.



Si vous aimez le marchés du monde, fait un petit tour dans le Union Square Greenmarket à Manhattan. 
Où ça? 
Sur mon blog de voyages bien sûr!

5 avril 2009

La Terre et le Petit Prince


À propos de la Semaine du développement durable (SDD) du 1 Avril 2009 au 7 Avril 2009….
Il est indispensable :
- Remarquer qu´ il ne peut y avoir de développement économique sans progrès social et protection environnementale.
- S´informer sur ses composantes, voilà: développement économique, protection environnementale, progrès social.
- Motiver et maintenir des changements de comportements en expliquant les bonnes pratiques quotidiennes à adopter.

Alors, je me souviens....


« La septième planète fut donc la Terre.
La Terre n'est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n'oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d'ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c'est-à-dire environ deux milliards de grandes personnes.
Pour vous donner une idée des dimensions de la Terre je vous dirai qu'avant l'invention de l'électricité on y devait entretenir, sur l'ensemble des six continents, une véritable armée de quatre cent soixante-deux mille cinq cent onze allumeurs de réverbères.
Vu d'un peu loin ça faisait un effet splendide. Les mouvements de cette armée étaient réglés comme ceux d'un ballet d'opéra. D'abord venait le tour des allumeurs de réverbères de Nouvelle-Zélande et d'Australie. Puis ceux-ci, ayant allumé leurs lampions, s'en allaient dormir. Alors entraient à leur tour dans la danse les allumeurs de réverbères de Chine et de Sibérie. Puis eux aussi s'escamotaient dans les coulisses. Alors venait le tour des allumeurs de réverbères de Russie et des Indes. Puis de ceux d'Afrique et d'Europe. Puis de ceux d'Amérique du Sud. Puis de ceux d'Amérique du Nord. Et jamais ils ne se trompaient dans leur ordre d'entrée en scène. C'était grandiose.
Seuls, l'allumeur de l'unique réverbère du pôle Nord, et son confrère de l'unique réverbère du pôle Sud, menaient des vies d'oisiveté et de nonchalance: ils travaillaient deux fois par an. »

"Le Petit Prince"
Chapitre XVI Page 62
Antoine de Saint-Exupéry
Éditorial Folio
De mon livre, acheté à Paris, en octobre 2005 au Panthéon


Notre planète si belle, si fragile, si menacée.
J´espère que les allumeurs de réverbères de l´Amérique du Sud travaillent beaucoup, à tout jamais

1 avril 2009

Argentine. Adieu mon vieux... Don Raúl Alfonsín


Un mot seulement pour rendre hommage au "Père de la Démocratie Argentine"
Hier est mort Monsieur le Président Raul Ricardo Alfonsín, un grand homme qui a laissé une trace ineffaçable.

Un homme simple, humble et respecté par copains et adversaires.

Il appartenait à une espèce politique étrange, presque en extinction : il était un homme honnête. Et il voulait jusqu´à sa mort l´union entre les argentins.
Quand il est arrivé au gouvernement, on a éprouvé le jour après une nuit longue et profonde. Nous, ma génération, étions très jeunes, et il était notre première fois à avoir le droit à choisir les autorités. À cette époque-là on pensait que, encore une fois, tout serait possible. C´était notre rêve.
Malheureusement, tout ce qui est arrivé après nous a montré que les illusions ne sont que des illusions. Et tous ceux qui sont venus après lui, ne se lui approchaient même pas.
Le porte-drapeau des droits humains, du dialogue et du respect aux institutions de la République est parti pour toujours.
On ne l´écoutera jamais réciter le Préambule de la Constitution Nationale comme une déclaration permanente de principes.

Adieu mon vieux, porte avec toi notre innocence politique, notre jeunesse et notre confiance perdue en la parole.